Voies de fait au Québec : peines et moyens de défense

Les voies de fait au Québec découlent souvent d’un seul moment chargé d’émotion — une bagarre, un conflit familial, une confrontation qui dégénère. Mais les conséquences, elles, sont durables. Comprendre comment le Code criminel traite les voies de fait, et quels moyens de défense existent, est la première étape. Voyez aussi notre page sur les crimes violents.

Les trois niveaux de voies de fait

Les voies de fait simples, à l’article 266, visent l’emploi de la force — ou la menace de l’employer — sans consentement. Les voies de fait armées ou causant des lésions relèvent de l’article 267, et les voies de fait graves — blesser, mutiler, défigurer ou mettre la vie en danger — de l’article 268. Les deux premières sont des infractions mixtes ; les voies de fait graves sont toujours punissables par mise en accusation. Les définitions figurent au Code criminel.

Les peines

Pour des voies de fait simples, une déclaration de culpabilité par procédure sommaire entraîne jusqu’à six mois d’emprisonnement, et la mise en accusation porte le maximum à cinq ans. Les voies de fait causant des lésions ou armées entraînent jusqu’à deux ans moins un jour (sommaire) ou dix ans (mise en accusation). Les voies de fait graves sont passibles d’un maximum de quatorze ans.

Ce que la Couronne doit prouver

Pour obtenir une condamnation, la poursuite doit prouver que vous avez intentionnellement employé la force (ou menacé de le faire) sans le consentement de l’autre personne. Chaque élément peut être contesté : l’intention, l’absence de consentement, ou même qu’une force ait été employée. La crédibilité du plaignant est fréquemment au cœur du débat.

Voies de fait conjugales et familiales

Lorsqu’une allégation survient dans un contexte conjugal, la Couronne poursuit souvent même si le plaignant souhaite ensuite se rétracter, et de strictes conditions de non-contact sont habituellement imposées. Ces conditions peuvent vous éloigner de votre domicile ou de vos enfants : il est crucial de les comprendre et de les respecter.

Les défenses courantes

Plusieurs moyens de défense peuvent s’appliquer : la légitime défense ou la défense d’autrui, le consentement (dans des cas limités), l’absence d’intention ou l’erreur sur l’identité. Dans bien des cas, les accusations peuvent être réduites, déjudiciarisées ou retirées avant le procès — et des mesures comme l’absolution conditionnelle ou un engagement de ne pas troubler l’ordre public peuvent éviter un casier judiciaire.

Se défendre contre des voies de fait au Québec — pourquoi un avis rapide compte

Ce que vous dites et faites dans les jours suivant une accusation peut influencer l’issue. Les conditions de remise en liberté, les contacts avec le plaignant et la conservation de la preuve ont tous leur importance. Consulter un avocat à Gatineau tôt vous aide à éviter les faux pas. Si l’accusation découle d’un bris de conditions, notre guide sur les accusations criminelles explique le processus.

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Cet article fournit de l’information juridique générale sur le droit au Québec et au Canada et ne constitue pas un avis juridique. Chaque dossier est unique. Pour un avis sur votre situation, communiquez avec Me Lory Zakarian pour une consultation confidentielle.

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